Poésie d'hiver
Ces derniers jours, il a beaucoup neigé dans la région, une trentaine de centimètres.
Depuis, elle a fondu de moitié et l'humidité s'est levée.
Mais les champs que traverse le train qui me ramène. restent toujours aussi enneigés:
ces champs, qui s'étendent à perte de vue
ont désormais des allures de mer blanche et figée.
Là, une brume s'est levée.
Une brume blanche comme la neige,
elle estompe l'horizon et éclaire le ciel gris.
On ne voit plus rien, que du blanc,
un sol blanc qui se perd dans une fumée blanche.
Parfois, un chemin sombre
sillonne et va s'égarer dans ces brumes.
Les forêts, les arbres passent:
emprisonnés dans ce brouillard froid et humide,
ils prennent une allure à la fois inquiétante
et paisible par leur silence...
Car la vie s'est endormie sous ce manteau blanc.
Doucement endormie, presque morte.
Elle ressucitera un jour
sur ces troncs et ces feuilles noirs et cristallisés.
Mais pour l'instant, le temps s'est arrêté.
Le 21/ 12/ 2010
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